shenji ying : association tai chi chuan
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Chronique de la forme ancienne

 

300 avant Jésus-Christ  : C'est autour de cette date que fut vraisemblablement rédigé le Dao De Jing , le célèbre Livre de la Voie et de la Vertu attribué au sage mythique Laozi. Cette collection d'aphorismes sibyllins dont il est pratiquement impossible de donner une traduction satisfaisante ne cessa jamais de fasciner son lecteur dérouté. Bien plus tard, des adeptes du Taiji quan y verront une source de leur art.

221-226 avant Jésus-Christ  : Qin Shihuangdi unifie la Chine avec une poigne de fer et devient le premier souverain d'un empire qui, d'une dynastie à l'autre, lui survivra plus de deux mille ans. Sous son règne, le peuple désarmé est poussé à des travaux gigantesques, la Grande Muraille et le célèbre tombeau du premier empereur gardé par une impressionnante armée de statues d'argile. Les farouches soldats qui servirent de modèle à celles-ci ignoraient bien entendu tout du Taiji quan, discipline qui ne devait apparaître qu'au XIXème siècle de notre ère…

140-87 avant J.-C.  : Pendant son règne, l'empereur Wudi  retire l'administration aux nobles pour la confier à des lettrés d'obédience confucéenne, premier noyau de cette « bureaucratie céleste » qui devait former l'ossature et le système nerveux de l'empire chinois. Globalement tournés vers le passé, les mandarins vont désormais assurer la pérennité de la civilisation chinoise. C'est parmi eux qu'apparaîtront, au XIXème siècle, les lettrés qui donneront tout son prestige au Taiji quan, dotant celui-ci d'un corpus de textes classiques.

495 après Jésus-Christ  : Fondation du monastère Shaolin au nord-ouest de la province du Henan, dans les environs de la ville de Luoyang. Foyer de diffusion du bouddhisme chan (zen), ce temple se fera également connaître un siècle plus tard comme centre militaire avec ses fameux bonzes guerriers qui, d'hier à aujourd'hui, semblent préférer l'action à la méditation.

1017  : Naissance de Zhou Dunyi qui va devenir le premier penseur de l'école dite « néo-confucianiste ». Ce magistrat féru de philosophie élabora une cosmologie complexe exposée dans son ouvrage Taiji tushuo (Explication du Diagramme du Faîte suprême). On y trouve les notions de Taiji, Yin-Yang, et cinq éléments associées à celle de souffles ( qi ) qui seront un jour popularisées par le Taiji quan.

1127-1279  : Les Song du Sud tiennent les rênes de l'empire. L'ermite Zhang Sanfeng aurait alors vécu sur le mont Wudang, au nord-ouest de la province du Hubei. Ce pic sacré est un des hauts lieux du taoïsme où se développa un culte à la divinité  Xuandi (l'Empereur sombre). Dans trois siècles, alors que l'anachorète est censé rejoint l'empyrée des immortels taoïstes, on reparlera de Zhang comme du fondateur d'un art martial, la « boxe de l'école interne » ( neijia quan ). Plus tard encore, au début du XXème siècle, de nombreux maîtres de Taiji quan en feront le fondateur légendaire de leur art.

1522-1566  : Sous le règne Jiajing des Ming, un héritier de la technique de Zhang Sanfeng du nom de Zhang Songxi est cité dans les Annales historiques de la ville de Ningbo ( Ningbo fuzhi ). Boxeur hors de pair malgré une frêle apparence, il aurait, grâce à sa technique, étrillé un bonze Shaolin venu le défier. Las, il ne s'agit toujours pas de Taiji quan mais de la « méthode de boxe de l'école interne » dont la paternité est attribuée, comme nous l'avons vu, à l'ermite Zhang Sanfeng.

1559  : Naissance de Nurhachi futur khan des tribus Jurchen et des Mongols khorchin. Il sera le fondateur de l'Etat Mandchou qui, au siècle suivant, conquerra la Chine des Ming.

1600  : Naissance de Chen Wangting fondateur de la boxe du clan Chen de Chenjiagou et créateur supposé du Taiji quan selon les savantes études de deux spécialistes de l'histoire des arts martiaux convertis au marxisme, Tang Hao et Gu Liuxin. Si Chen fut bien un adepte des arts martiaux, rien ne confirme les assertions de nos chercheurs. En effet, ce sera seulement au XIXème siècle que le Taiji quan commencera à faire parler de lui. Patience, patience…

1644  : A la faveur du chaos provoqué par des soulèvements populaires et le suicide du dernier empereur Ming, les Mandchous fondent sur la Chine et prennent le pouvoir pour plus de deux siècles. Aux côtés du futur empereur Shunzhi, premier de la dynastie Qing, chevauche un guerrier probablement d'ascendance mongole qui n'est autre que l'ancêtre du maître Chang Yunjie.

1676  : Huang Baijia disciple de Wang Zhengnan écrit le Neijia quanfa, « Méthode de la boxe de l'école interne ». Cette école de boxe autrefois détenue par Zhang Songxi se développa historiquement au cœur de la région de Siming shan (montagne des Quatre clartés) dans la province du Zhejiang. Au début du XXème siècle, des maîtres des boxes Taiji, Xingyi et Bagua s'inspireront de cet écrit pour former artificiellement le courant des arts martiaux « internes ».

1736-1795  : Sous son règne, le grand empereur Qianlong, petit-fils du non moins remarquable Kangxi, s'alarmant de la sinisation des guerriers des bannières, prône un retour à la « L'ancienne voie mandchoue » ( Manjusai fe doro ), enracinement identitaire dans la langue, les vertus martiales et le mode de vie frugal des cavaliers de la steppe. Cet esprit subsistera chez les maîtres mandchous de Taiji quan, de Quanyou à Chang Yunjie.

1799  : Naissance à Yongnian dans le Hebei de Yang Luchan personnage clé de la diffusion du Taiji quan. Curieusement l'existence de ce grand maître ne laissa aucune trace écrite ni dans sa province natale ni même à pékin où il diffusa pourtant son enseignement.

1840-1842  : Les Anglais qui consomment quantité de produits chinois (thé, soieries, porcelaines, etc.) introduisent l'usage de L'opium pour rééquilibrer leur balance commerciale déficitaire. Devant la légitime opposition de certains mandarins, ils déclenchent la première Guerre de l'Opium qui leur ouvre des ports et, surtout, leur assure la possession de Hong Kong. Cet épisode peu glorieux des prédations britanniques marque la naissance d'une future mégalopole, Shanghai.

1852  : Alors que les insurgés Taiping contrôlent le sud du pays et que des rebelles s'agitent dans le nord, le magistrat Wu Chengqing découvre dans un entrepôt de sel de la ville de Wuyang, province du Hebei, un Traité du Taiji quan (Taiji quan lun). Cette découverte marque l'entrée du Taiji quan dans l'histoire et le début d'une surprenante activité littéraire du magistrat Wu et de ses deux frères, Ruqing et Yuxiang, à qui l'on doit les premiers développements théoriques de cet art.

1860  : C'est l'année du sac du Palais d'Eté par les troupes franco-anglaises à l'issue de la seconde Guerre de l'Opium commencée en 1856. Le maître Chang Yuanting, futur premier maître du style Chang de Taiji quan, naquit à Pékin au cours de la même année. A la même époque Yang Luchan était censé enseigner son art dans la capitale à des membres de la noblesse Qing.

1862  : La Chine prend de plus en plus conscience de sa faiblesse face aux agressions occidentales. Quelques hommes du gouvernement chinois, tel le Mandchou Wenxiang, tentent quelques réformes notamment dans le domaine militaire. C'est ainsi qu'est mis sur pied le « bataillon du Mécanisme divin » (Shenji ying), troupe d'élite qui sera formé aux armes et méthodes de combat modernes par des officiers britanniques. Toutefois, ses officiers resteront attachés aux traditions, continuant à s'exercer à l'équitation et au tir à l'arc et invitant des experts renommés d'arts martiaux comme Liu Dekuan, Song Manlun et Yang Luchan à enseigner leurs techniques. Parmi les disciples Yang Luchan, pionnier du Taiji quan dans la capitale de l'empire, il faut citer Quanyou, premier maître Mandchou de Taiji quan qui devait lui-même, une vingtaine d'années plus tard et au sein de ce même bataillon transmettre son art à Chang Yuanting.

1881  : Li Yiyu, un lettré adepte du Taiji quan, attribue pour la première fois la paternité de son art à l'ermite Zhang Sanfeng dans son texte, La petite préface du Taiji quan (Taiji quan xiaoxu).

1900  : Pendant 55 jours, la révolte des Boxeurs menace dangereusement les légations étrangères de Pékin. Cet évènement dramatique inquiéta sérieusement l'Occident et donnant naissance au mythe du péril jaune. Electrisés par un sectarisme religieux populaire, les adeptes des arts martiaux qui, exaspérés par la pauvreté endémique et l'arrogance des « diables étrangers », assiégèrent le quartier des légations ne parvinrent qu'à faire s'abattre de nouvelles calamités sur une Chine déjà exsangue : pillage de Pékin par l'expédition internationale qui libéra les légations, indemnité colossale et victimes innombrables parmi lesquelles les dizaines de milliers de Chinois convertis au christianisme qui furent martyrisés par leurs compatriotes déchaînés. Le prince Duan qui fut le protecteur des premiers maîtres de Taiji quan dut s'exiler en raison de son rôle dans l'insurrection qui vit des corps de l'armée impériale soutenir et même encadrer les Boxeurs. Là encore, on ignore ce que firent nos adeptes du Taiji quan durant cette période. Il est fort possible que Chang Yuanting ait dû escorter l'impératrice Cixi dans sa fuite éperdue vers la ville de Xi'an.

1906  : Naissances de Puyi, futur dernier empereur de Chine, et de Chang Yunjie. Les deux Mandchous connurent des destins similaires les contraignants à l'exil jusqu'à leur disparition pendant la tourmente de la Révolution culturelle . A cette époque, le père de Chang, Chang Yuanting, fréquente la cour. C'est un loyaliste qui ne conçoit pas d'autre gouvernement pour la Chine que la monarchie Qing.

1912  : Les Qing abdiquent, c'est la fin d'un empire millénaire définitivement remplacé par la République. Proclamée en 1911, celle-ci a déjà vu se succéder deux président, Sun Yatsen et Yuan Shikai qui a renversé le trône. A Pékin, apparaît la « Société de recherche sur le sport de Beiping » ( Beiping tiyu yanjiushi ) véritable laboratoire du Taiji quan moderne auquel, à la suite de Xu Yusheng, collaboreront de nombreux maîtres tels que Yang Chengfu, Yang Shaohou, Wu Jianquan, etc . Un membre de la société, Guan Baiyi, procède la même année à la première publication des textes classiques du Taiji quan. Celle-ci sera suivit par la diffusion d'autres versions de ces textes, de nombreux maîtres de Taiji quan cherchant alors à faire connaître leurs enseignements particuliers.

1921  : Publication à Pékin d'un ouvrage signé par Xu Yusheng et intitulé Les explications illustrées des postures du Taiji quan (Taiji quan shi tujie). Tous les livres sur le Taiji quan qui paraîtront par la suite se conformeront à ce modèle, axant leurs présentations sur une description minutieuse de l'enchaînement d'une part et un assortiment de textes classiques d'autre part, « tradition » que continuent à perpétuer les manuels publiés de nos jours.

1925  : Puyi et sa cour, chassés de la Cité interdite par le Seigneur de la Guerre Feng Yuxiang, se réfugient à Tianjin. Chang Yunjie et son frère aîné Chang Qingshou vivent dans son ombre.

1931  : Le japon qui a étendu son emprise sur la Mandchourie y fonde l'état fantoche du Mandchoukuo, échiquier des ambitions du Soleil Levant dont Puyi sera la pièce maîtresse.

1933  : Le fils de Quanyou, Wu Jianquan, fonde à Shanghai une association de boxe qui deviendra florissante et sera transférée dans l'immeuble cossu du YMCA de Tibet road.

1934  : Contrevenant aux ordres de l'occupant japonais, Puyi se fait introniser empereur du Mandchoukouo sous le nom de règne Kangde en suivant les rites ancestraux. Lors de la cérémonie, les Nippons ulcérés assistent à une grand déploiement de costumes de la cour Qing et de rituels chamaniques et bouddhistes.

1937  : Le sept juillet, les Japonais provoquent l'incident du pont Marco Polo (Lugou qiao), à quelques kilomètres de Pékin, qui leur servira de prétexte pour envahir la Chine. C'est vers cette date que Chang Yunjie est censé avoir rejoint à Shanghai Wu Jianquan, le rejeton prospère de Quanyou.

1946  : Alors que la défaite de l'empire du Soleil levant est inéluctable, l'Union Soviétique lui déclare la guerre ( !) et envahie la Mandchourie. Puyi est fait prisonnier et le frère de Chang Yunjie, Qingshou, disparaît dans la tourmente.

1949  : La Chine intègre la galaxie communiste avec la Proclamation de la République populaire de Chine. La même année, un cadre du parti, Huang Yueting, annonce l'adoption du terme qigong . Depuis quelques années, un autre cadre, Liu Guizhen avait propagé au sein de l'Armée rouge une méthode thérapeutique qui devait servir de modèle à la codification de nombreuses écoles de Qigong. Il faut retenir que dès cette époque, cette discipline est investie d'une dimension politique, participant avec l'acupuncture et bientôt le Taiji quan une lutte idéologique contre la science occidentale taxée d'impérialisme. Face à celle-ci, il s'agit de dresser une culture « démocratique populaire ». C'est à cette époque de propagande effrénée que l'on exagéra les mérites, pourtant bien réels, de ces disciplines.

1956  : Création du Taiji quan simplifié à pékin par un aréopage d'experts officiels du régime. A Shanghai, un des nombreux propagateurs de ce style est le maître Zhang Haidong qui comptera parmi ses élèves le futur maître Wang Bo. A cette époque, profitant du climat libéral qui souffle sur la Chine à la faveur du mouvement des Cent fleurs lancé par Mao, Chang Yunjie, alias Oncle Chang, enseigne son art à plusieurs élèves qui ont pour noms Zhang Weigong, Ma Dianchen, Dai Bi et Wu Bangcai. Grâce aux Cent fleurs, Mao est parvenu à ses fins : tous les intellectuels qui ont été invités à exprimer leurs critiques seront envoyés dans ce goulag chinois qu'est le « laogai ».

1958  : Le génial Grand Timonier lance son Grand bond en avant et qui se soldera pour la Chine par un grand saut en arrière ! L'aventure des fameuses « communes populaires » s'achèvera avec la ruine de l'économie et des famines aux quatre coins du pays qui feront des millions de victimes.

1961  : Sur les conseils de son ami Hui Daosheng, Wang Bo commence à fréquenter le groupe réuni autour d'Oncle Chang. Ce dernier se méfie du nouveau venu qui appartient aux forces de police. Il l'éconduira avec une régularité de métronome pendant plusieurs mois. Ce ne sera qu'au cours de l'année suivante qu'il acceptera de prendre pour élève celui qui devait devenir l'un des plus remarquables adeptes de sa forme ancienne de Taiji quan.

1966  : Evincé du pouvoir après l'échec retentissant du grand Bond en avant, Mao mobilise une armée de jeunes gens, les Gardes Rouges, pour éliminer ses adversaires et reprendre le contrôle de l'appareil politique. Les innombrables victimes de son ambition effrénée se compteront parmi les cadres du parti, tous ceux qui de près ou de loin étaient lié à l'Occident ou à la dynastie Qing, les minorités nationales, enfin les Gardes Rouges eux-mêmes qui seront durement réprimés et, pour bon nombre d'entre eux, envoyés à la campagne.

1970  : Chang Yunjie s'éteint à Shanghai. Dans quelles circonstances ? Cela reste un mystère tout comme le lieu de sa sépulture. Sur une photo réunissant ses disciples on reconnaît Ma Dianchen, Wu Bangcai et Wang Bo, tous en col Mao comme il se devait en ce temps là.

1976  : Mao se décide enfin à mourir ce qui provoque la chute de la « Bande des Quatre » piloté par Jiangqing, l'épouse du grand disparu. La Chine va pouvoir recommencer à respirer.

1984  : Grâce au labeur de Ma Dianchen et de son élève Fan Jifen, la pratique de Chang Yunjie accède à une reconnaissance officielle officielle. Dans un discours, Cai Longyun, alors vice-président de l'Asssociation nationale de Wushu, range le « style Chang» parmi les styles majeurs de Taiji quan désormais au nombre de six. Le style Chang aura le vent en poupe pendant quelque temps. Malheureusement, une brouille entre Ma Dianchen et sa collaboratrice mettra un terme à ce processus. Wu Bangcai et surtout Wang Bo prendront leurs distances avec la diffusion du style Chang, préférant désigner leur pratique comme Quanyou laojia ou « forme ancienne de Quanyou ».

1985  : La deuxième moitié des années 1980 va voir le développement en Chine d'une mode pour Qigong qui tombera rapidement dans toutes sortes d'excès et pervertira le développement du Taiji quan. A cette influence néfaste, il faut ajouter, au même moment, celle du New Age en Occident.

1991  : Le maître Wang Bo accepte à Shanghai ses deux premiers disciples étrangers dans l'art de la Quanyou laojia : Madame K. Sugita d'origine japonaise et un Français, José Carmona. La même année, Fan Jifen fait paraître, toujours à Shanghai, le tout premier manuel du style Chang intitulé Changshi Taiji quan .

1992  : Le maître Wang Bo effectue un premier séjour en France sur l'invitation de ses nouveaux élèves. Toutefois, il choisit de ne pas transmettre la Quanyou laojia, réservée à ses seuls disciples. Il entreprend alors d'enseigner le style Chen de Taiji quan.

1993  : Parution des premiers articles en langues occidentales consacrés à la forme ancienne de Chang Yunjie : L'âge d'or du Taiji quan parut dans le magazine Arts et Combats n° 5, et En la busqueda del Tai Chi Chuan , magazine El Budoka n° 214. Les deux textes sont de la plume de J. Carmona qui, a la même époque, fait également connaître l'enseignement du maître Wang Bo en Espagne. De son côté, K. Sugita publie le premier article présentant la Quanyou laojia en langue japonaise dans la revue Bujutsu .

1994  : Le maître Wang Bo et son élève J. Carmona conduisent une délégation de pratiquants français et espagnols à Siming shan. Cette visite marque la fondation de l'association de boxe interne de Siming du maître Wang Bo sous les auspices de l'association de Wushu de Fenghua.

2001  : Le maître Wang Bo publie à Shanghai un ouvrage présentant sa pratique : Quanyou laojia Taiji quan .

2001-2004  : Premier essai de groupes Quanyou laojia en France et en Espagne. Au cours de cette tentative, plutôt élitiste, de diffusion de la forme ancienne, la pratique traditionnelle rencontre les obstacles dressés par les déformations que le Taiji quan a subis en Occident. De cette entreprise sortiront néanmoins l'association Shenji ying et un livre, La transmission du Taiji quan , écrit par J. Carmona (Editions Véga, 2007).

2005  : Les pratiquants du style Chang commencent à concerter leurs efforts à Shanghai. Dans le quartier de Pudong, de nombreux sympathisants se retrouvent autour de Wu Bangcai et de son disciple Zhang Shouxing pour commémorer, un peu en avance, le centenaire de la naissance de Chang Yujijie.

2007  : Création du site Shenji ying qui connaîtra une période de flottement, entre humour débridé et critique acerbe, avant de se recentrer sur sa raison d'être : étudier et faire connaître l'héritage du maître Chang Yunjie.

2009  : Après deux années de réflexion, les membres fondateurs de l'association Shenji ying décident de rendre la pratique de la forme ancienne de Chang Yunjie plus accessible en conciliant ses deux tendances principales : le style Chang de Ma Dianchen et la Quanyou laojia de Wang Bo et Wu Bangcai qui, en raison des niveaux de pratiques différents, se complètent mutuellement.

 

José Carmona

 

 

 

 





 

 

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chronique // écrit par José Carmona

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Chronique de la forme ancienne
José Carmona

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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