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LE STYLE YANG : les différentes écoles

La famille Yang est, depuis son fondateur Yang Luchan, à l'origine d'une prolifération d'écoles de Taiji quan. Compte tenu du nombre de ceux qui cherchent désespérément la pratique Yang la plus pure, la plus martiale ou la plus ancienne, il m'a paru intéressant de procéder à une manière d'inventaire. Histoire de les aider à se détendre voire à réorienter leur « recherche » vers quelque chose de plus utile.

Avant tout, mettons les choses au point :

  1. Yang Luchan est un personnage énigmatique qui n'existe qu'à travers une légende dont la plupart des épisodes peuvent être considérés comme douteux. Pourtant, cette figure appartient à une époque relativement récente et l'on peut s'étonner à juste titre qu'un maître doté d'une telle réputation d'invincibilité n'ait été mentionné par aucune chronique ou gazette de son époque et ce notamment dans son village d'origine (1).
  2. Ses fils Yang Banhou et Yang Jianhou sont considérés comme les têtes de file des deux principaux courants du Taiji quan, c'est-à-dire les styles Yang et Wu. Nous ne nous occuperons pas des pratiques de ces deux maîtres qui ont pu survivre en Chine de façon marginale ( Yang Banhou xiaojia , etc.) ni du style Wu pour nous intéresser au seul courant Yang.
  3. Les principaux maîtres de la capitale participèrent vers 1916 au projet de vulgarisation du Taiji quan au « Centre d'études sur la culture physique de Beiping (Pékin). Parmi ces maîtres, il faut citer Yang Chengfu ainsi que Yang Shaohou . Cette première codification du Taiji quan comme forme d'éducation physique _ le centre avait pour vocation de former des professeurs de culture physique_ fournit la matrice d'où sont sortis les styles modernes. Il existe donc un hiatus dans la transmission du Taiji quan. D'art martial rituel possédant de nombreuses applications au combat, celui-ci a évolué, par le biais du « Centre d'études » vers une pratique gymnique visant plutôt la longévité et le bien être physique. Cette évolution a également été celle des pratiques plus anciennes, telles que le style Chen, qui furent réinterprétées à la lumière des nouveaux principes (2).

Cela posé, nous pouvons à présent retracer les grandes étapes de la formation du style Yang.

Les disciples de la première heure

Le style Yang trouve en la personne de Yang Chengfu (1883-1936), son véritable fondateur.

Toutefois, les plus anciens disciples officiels de celui-ci furent également des élèves de son père, Yang Jianhou. Il s'agit des « trois Xuan » (le nom Xuan fait référence à quelque chose de haut, d'élevé, de noble ; il rentre par exemple dans la composition d'un surnom de l'Empereur Jaune : Xuanyuan) du nom d'école qui fut attribué par Yang Jianhou lui-même à Niu Chunming (alias Jingxuan), Tian Zhaolin (Chaoxuan) et Li Chunnian (Yaxuan). Ce sont les « anciens » témoins d'une pratique sans nul doute plus martiale que celle que nous connaissons de nos jours et qui se concrétisait dans la pratique du sans hou ou séparation des mains encore appelée xiang shou . Cela dit, les styles de ces maîtres de la première génération évoluèrent en suivant le modèle donné par Yang Chengfu dont l'autorité en la matière ne fut jamais remise en doute par ses disciples. Curieusement, les enseignements de nos trois ténors se sont peu diffusés hors de Chine. Niu Chunming a notamment laissé des continuateurs dans la région de Hangzhou, Tian Zhaolin forma des disciples à Shanghai, parmi lesquels Chen Yanlin, et Li Chunnian s'implanta dans la province du Sichuan où sa fille Li Mindi et son gendre Cheng Longxiang poursuivent son enseignement.

Parmi les durs à cuire de cette époque héroïque, il faut encore citer Wu Huichuan qui s'installa également à Shanghai, Cui Yishi qui fut l'un des seuls à terminer sa carrière à Pékin et enfin Zhang Qinlin dont il convient de dire quelques mots. En effet cet expert mystérieux parfois présenté comme un taoïste errant marqua les itinéraires de deux experts très connus en Occident, Zheng Manqing , dont nous reparlerons, et Wang Yen-nian .

Zhang fut également un élève de Yang Jianhou et l'on sait que Wang Yen-nian prétend avoir reçu sa technique de ce dernier ce qui ferait de lui aujourd'hui le détenteur exclusif de la « transmission secrète de la famille Yang » ( Yang jia mi chuan ). Sans bien entendu vouloir polémiquer, nous ferons ici remarquer que la forme atypique pratiquée par les nombreux élèves occidentaux de Wang Yen-nian n'est pas été transmise par les descendants des trois Xuan, pourtant eux-mêmes disciples directs de Yang Jianhou. Nous savons que Wang Yen-nian justifiait cette situation paradoxale par l'anecdote d'un défi lancé à Yang Chengfu que seul Zhang aurait relevé, ce qui lui aurait valu de recevoir les secrets détenus par Yang Jianhou. La provocation venait de Wan Laisheng célèbre boxeur chinois. Disons tout de suite, et sans vouloir mettre en doute la probité de Wang Yen-nian, que cette histoire est une impossibilité pour la simple raison que Yang Jianhou était déjà mort depuis une dizaine d'années lorsque cet incident mémorable eut lieu (3).

Des premiers manuels à la dérive « énergétique »

Revenons à présent au sujet qui nous intéresse ici avec les dates où ces différents maîtres devinrent officiellement disciples de la famille Yang et plus particulièrement de Yang Chengfu.

Niu Chunming : 1902

Cui Yishi : 1909

Li Yaxuan : 1914

Wu Huichuan : 1914

Tian Saolin : 1915

Zhang Qinlin : date inconnue mais que l'on peut situer approximativement au début des années 1900.

A ces anciens, il convient d'ajouter trois personnalités importantes qui sont Chen Weiming (disciple en 1917), Dong Yingjie (disciple en 1926) et Zheng Manqing (1930). Avec ces trois experts, le style Yang est entré dans une nouvelle période de son histoire. En effet, tous trois ont participé à la rédaction des manuels laissés par Yang Chengfu, ouvrages qui jouèrent un rôle majeur dans la diffusion de son style de Taiji quan. On peut donc dire que ces trois maîtres participèrent à la codification du style Yang « classique » et contribuèrent à l'intellectualiser. De plus, Dong et Zheng s'activèrent particulièrement pour le propager hors de Chine continentale, en Asie du Sud-Est pour le premier et à Taïwan ainsi qu'aux Etats-Unis pour le second. On considère généralement que leur Taiji quan est représentatif de la dernière manière de Yang Chengfu mais il faut prendre en compte les nombreuses modifications apportées par ces experts qui créèrent chacun des écoles originales. Ce fut d'ailleurs le cas de tous les disciples mentionnés, chacun apportant sa propre marque au style Yang. Il faut noter que cette plasticité du style Yang est en contradiction avec l'existence actuelle d'un style « orthodoxe ».

En dehors de ces disciples, il faut bien entendu signaler les héritiers directs du maître Yang Chengfu. Du fils aîné Yang Shouzhong nous ne connaissons plus guère aujourd'hui que l'évolution donnée par ses disciples Gin Soon Chu et Chu King Hung qui ont orienté le style Yang vers la tendance la plus controversée du Taiji quan. Disons tout de suite que les pantalonnades auxquelles ces deux professeurs réduisent les aspects martiaux et énergétiques du Taiji quan les relèguent, selon moi, en dehors de la transmission du style Yang qui ignore généralement ces excès. Dans ce purgatoire, ils retrouvent des personnages tels que Yue Huaizhi , le fondateur de la branche Yang du maître Gu Meisheng et inspirateur du buqi , Shi Ming , Sim Pooh Ho , Huang Zhenhuan , etc. (4). Toutefois, cette évolution aurait été impossible sans une propagande antérieure dont les exagérations faisaient déjà du Taiji quan une sorte de super art martial doublé d'une dimension initiatique conduisant à la longévité voire à la réalisation spirituelle. Cette tendance mystique devait être combattue pendant un temps en Chine populaire comme nous allons le voir.

L'apparition de la pratique officielle et la multiplicité des écoles

Lorsque Yang Chengfu disparu en 1936, ses disciples avaient travaillé avec lui entre une trentaine d'années (Niu Chunming) jusqu'à moins d'une décennie (Zheng Manqing). Pour ce qui est de ses autres enfants nés d'un second lit, Yang Zhenji , Yang Zhenduo et Yang Zhenguo , ceux-ci étaient respectivement âgés de 14, 10 et 8 ans à la mort de leur père. C'est donc sous la direction de leur frère aîné ou de disciples de ce dernier qu'ils apprirent réellement le Taiji quan (5).

En arrivant à la période communiste, deux nouveaux personnages entrent en scène qui allaient jouer un rôle considérable en Chine populaire : Gu Liuxin et Fu Zhongwen . Le premier qui fut notamment un élève épisodique de Chen Weiming et de Wu Huichuan avant d'intégrer en 1934 le parti communiste, prit après la « libération » la tête de la fédération de Wushu de Shanghaï tout en devenant le spécialiste officiel des études théoriques et historiques du Taiji quan. A cette époque, cette ville comptait encore quelques dinosaures tels que Tian Saolin, Chen Weiming et Chu Guiting qui était devenu disciple de Yang Chengfu en 1929. Chen mourut en 1958, Tian en 1960 et Chu en 1977. Les disciples officiels disparus, Gu Liuxin contribua à faire de Fu Zhongwen_ un parent éloigné de Yang Chengfu qui avait commencé à enseigner officiellement en 1944 _ le chef de file de l'école Yang en Chine. Ce dernier fut ainsi amené à incarner l'orthodoxie du style Yang. Une de ses contributions notables au rayonnement du style Yang fut de sortir Yang Zhenduo et Yang Zhenji de l'anonymat leur donnant ainsi l'opportunité de devenir à leur tour des maîtres de renom. Le style de cette dernière génération d'expert reproduit de façon fidèle les attitudes de Yang Chengfu immortalisées par les photos de son dernier livre (6).

En codifiant définitivement le style Yang, la génération des maîtres de la Chine Rouge a ainsi parachevé l'évolution d'un style qui n'avait pas cessé de subir des modifications apportées par le fondateur et ses successeurs. En l'expurgeant du mysticisme et des légendes qui avaient contribué à sa réputation au début de la période républicaine, ils en firent une forme de culture physique censée, éventuellement, avoir quelques applications en autodéfense (7).

Malgré l'existence d'une « pratique officielle » nous devons toutefois considérer le style Yang comme étant divisé entre de nombreuses écoles dont nous allons préciser les plus importantes en indiquant, lorsque c'est possible, les principaux représentants actuels.

_ Ecole Cui Yishi (Cui Shijing)

_ Tian Zhaolin

_ Li Chunnian (Cheng Longyi, Li Mindi)

_ Dong Yingjie (Tung Kaiying)

_ Zheng Manqing (de nombreux disciples en Asie et aux USA)

_ Yang Shouzhong (Gin Soon Chu, Chu King Hung)

_ Yang Zhenduo (Yang Jun)

_ Fu Zhongwen (Fu Shengyuan et Fu Qingquan).

Toutes ces écoles sont, cela va sans dire, fondées sur la pratique de l'enchaînement codifié par Yang Chengfu et comportent les exercices de poussées des mains (tui shou) _ qui ne sont pas du combat mais des jeux d'opposition ou de coopération _ ainsi que les formes à l'épée, au sabre, etc. sans compter les chorégraphies annexes (des enchaînements rapides par-ci par-là) et les inévitables qi gong.

La branche Yang Shaohou

A côté du style Yang de Yang Chengfu, nous trouvons d'autres pratiques rattachées plus ou moins abusivement à la famille Yang. Nous avons déjà signalé l'école du maître taïwanais Wang Yen-nian. Les pseudo pratiques de Yang Luchan et Yang Banhou commercialisées en Occident ne valent vraiment pas que l'on s'y arrête. Par contre, il convient de dire quelques mots sur la pratique de Yang Shaouhou souvent considérée comme plus martiale que celle de son frère Yang Chengfu. Il semble que ces deux personnages furent victimes de leurs excès. La disparition précoce de Yang Chengfu a donné lieu en Chine à de nombreux ragots que nous ne reprendrons pas ici. Pour ce qui est de Shaohou, son addiction à l'opium explique probablement le nombre réduit de ses élèves. Parmi ceux-ci ont cite généralement Wu Gongyi , grand maître du style Wu dont nous avons évoqué le combat historique sur ce site (8), ainsi que Wu Tunan. Ce dernier est controversé en ce qui concerne son âge_ nombreux sont ceux qui pensent que ce soi-disant centenaire s'était considérablement vieilli_ voire même sur sa prétendue qualité de disciple de Yang Shaohou. (9). Bref, on pourrait encore citer d'autres noms tels que ceux de Tian Zhaolin qui reçut l'enseignement de Yang Shaohou ou encore celui d'un expert autrefois établi dans la province du Guizhou, Gu Luping (encore nommé Gu Lisheng ) (10). Quoi qu'il en soit, nous ne parlons ici que d'une forme de plus, celle donc de Yang Shaohou qui serait plus martiale parce que plus rapide, alternant relâchement et mouvements plus brusques, etc. Au risque de décevoir, je rappellerai que nous ne sommes pas là dans le domaine du « combat » à proprement parler. Donc, entre l'enchaînement Yang Chengfu et Yang Shaohou, il n'y a en réalité qu'une différence d'intensité dans l'exercice. Si nous prenons un pratiquant virtuose du style rapide, celui-ci pourra très bien se faire ratatiner en confrontation réelle par le représentant d'un style lent voire ramollo si celui-ci se trouvait être, par exemple, un ancien blouson noir qui, de surcroît, aurait fait un passage dans la légion étrangère comme mon ami Robert Bigalion… Ce n'est donc pas une question de forme mais bien d'EXPERIENCE !

Au sujet des enchaînements et du gongfu

Un enchaînement est une sorte de gymnastique et c'est bien sous cette forme que le style Yang s'est diffusé toutes tendances confondues. La pratique véritablement guerrière fut celle du véritable sans hou , la séparation des mains, qui n'est pas le gracieux duo décrit dans le livre de Catherine Despeux (11). Cet exercice que l'on retrouve dans quelques branches marginales et méconnues du Taiji quan fut conservé par les anciens de l'école Yang jusqu'à Dong Yingjie avant d'être relégué dans les oubliettes car il s'éloignait trop de la nouvelle pratique fondée sur l'enchaînement et des exercices à deux adoucis (les tui shou ). En effet, les adeptes du san shou se cognaient vigoureusement, ce qui ne correspondaient plus à la « recherche » des pratiquants du nouveau Taiji quan qui aspiraient plutôt à un art martial idéalisé axé sur la longévité. Quand à la valeur de cette pratique du combat nous ne pouvons que faire des supputations, la piètre performance publique de Wu Gongyi, pourtant formé par Wu Jianquan et Yang Shaohou signalons-le, ne suffisant pas à nous renseigner (encore que…). Mais peut-on sérieusement imaginer un maître du style Yang actuel monter sur un ring ? Sur les planches d'un théâtre pour une démonstration avec quelques élèves en pyjamas de soie à la rigueur… Quoiqu'il en soit, saluons ici les experts du style Yang qui ont la décence de rester dans leur domaine, celui de l'exercice physique tels Yang Zhenduo ou Fu Zhongwen qui m'avait quant à lui déclaré en 1991, alors que je le pressais de questions sur la pratique martiale, les formes rapides et le fa jing  : «  Wo mei you gongfu  », « Je n'ai pas de gongfu  » (traduisez « habileté martiale »), ce qui était une façon de me dire : « Si c'est le combat qui t'intéresse, adresse-toi ailleurs ». Yang Zhenduo avait quant à lui insisté sur le fait qu'il n'existe qu'un seul enchaînement à mains nues en style Yang et que les formes rapides sont inutiles… du point de vue du combat, la fonction de la pratique de la forme étant tout autre, ce qui à l'époque (en 1989) m'avait paru tout à fait juste. Vous n'admettez pas cette remise en question de la pratique de la forme qui ne constituerait qu'un aspect secondaire d'une pratique martiale aujourd'hui perdue ? Alors, imaginez un instant deux individus, A et B. A va pratiquer un enchaînement (lent, rapide, petit, grand, carré, circulaire, la Quanyou laojia, la « forme Yang Luchan » (sic), le super-style-Chen-explosif-et-tout, bref celui que vous voulez) pendant trois ans à raison, bien sûr, de plusieurs répétitions par jour et de stages intensifs avec le grand maître Machin. B quant à lui va enfiler un collant et pratiquer notre bonne vieille boxe française-savate pendant le même laps de temps à raison de trois entraînements par semaine plus les « compets » le week-end, le tout sous la direction, par exemple, de l'entraîneur du Red Star de Champigny-sur-Marne. Maintenant proposons un combat entre A et B. Eh bien si A n'est pas inconscient, il déclinera poliment l'invitation en déclarant, s'il connaît le chinois, «  Wo mei you gongfu  ». Et il aura bien raison…

José Carmona

 

Notes :

( 1) Rien n'a été écrit du vivant de Yang Luchan pouvant confirmer son existence et encore moins ses exploits martiaux. Selon le sinologue Douglas Wile qui s'est penché sur les archives chinoises, la gazette de Yongnian, terre natale de Yang Luchan, ne mentionne même pas ce dernier alors qu'elle donne la biographie d'un autre maître de boxe. Cf. Douglas Wile, Lost T'ai-chi Classics From The Late Ch'ing Dinasty , State University of New York Press, Albany, 1996.

(2) Sur la forme du Centre d'études, voir mon livre La transmission du Taiji quan , Véga, 2007.

(3) La version de Wang Yen-nian est bien entendu à la gloire de Zhang. Le sympathique professeur de Kung Fu Liang Chaoqun m'avait quant à lui donné la version de Wan Laisheng. Ce dernier clamait qu'il avait fait perdre la face à Yang Chengfu qui n'aurait eu d'autre remède que de partir piteusement dans le sud de la Chine où il diffusa son style Yang. Au regard des rodomontades des uns et des autres, l'opinion recueillie à Taïwan par le chercheur Robert Smith auprés de Zheng Manqing me paraît plus plausible. Je cite le texte en anglais : « Once a famous boxer, Wan Lai-sheng, came and challenged Yang's circle. Chang (Zhang Qinlin NDLR) met the challenge, but the fight went nowhere : both injured their hands at the outset and it was postponed.  » (Robert W. Smith, Chinese Boxing, Masters and Methods , North Atlantic Books, Berkeley, California, 1990, page 38). Notons qu'il ne faut pas confondre Zhang Qinlin avec un certain Zhang Qinglin , neveu de Yang Chengfu qui fut également son disciple.

.(4) On avait pu voir Gu Meisheng qui eut la faveur de Catherine Despeux et surtout Shi Ming en action dans un documentaire télévisé. Les curieux pourront trouver les démonstrations des grands maîtres Gin et Chu sur Youtube : c'est vraiment pitoyable… Enfin, le buqi est cette sorte de thérapie par l'énergie qui prétend soigner à distance.

(5) Yang Zhenduo travailla ainsi à Pékin avec Cui Yishi.

(6) J'ai eu l'occasion de traduire l'ouvrage de Fu Zhongwen (et Gu Liuxin) décrivant le style « orthodoxe » de Yang Chengfu : Maîtriser le style Yang de Taiji quan , Le Courrier du Livre, 2003.

(7) De mon point de vue, les fameux « 24 mouvements » du Taiji quan simplifié encore appelé en France « forme de Pékin » représentent un progrès. La pratique y est en effet symétrique et rationnelle et un pratiquant de lutte chinoise, par exemple, pourra toujours y trouver des « applications martiales» intéressantes. Malheureusement, depuis le milieu des années 1980 le Taiji quan connaît une régression liée au développement tous azimuts du qigong et surtout à l'impact du Nouvel Age qui n'est qu'un nouvel obscurantisme.

(8) Cf. dans la rubrique Histoire de ce site l'article d'Olivier Painaud, Le grand combat de Wu Gongyi .

(9) En effet, ses propres ouvrages publiés pendant la période républicaine ne mentionnent qu'un certain Wu Labu et ce n'est qu'après la période maoïste que Wu Tunan raconta que ce « Wu Labu » n'était autre que lui-même…

(10) Wang Weiguo qui enseigne en France depuis le début des années 1980 de façon très discrète a été l'élève direct de Gu Lisheng. Au début de son enseignement dans notre pays on ne connaissait guère qu'un tai chi « mémère » qui évitait avec horreur toute dépense un peu physique. Il faut lui être gré d'avoir révélé aux pratiquants français une pratique plus sportive. Par ailleurs, il faut rappeler à tous ceux qui sont soucieux de connaître la véritable histoire des arts martiaux chinois dans notre pays que c'est par son intermédiaire que la France put découvrir le wushu et participer officiellement en 1985 et 1986 sous l'égide de la FFKAMA et de Jacques Chenal, aux tout premiers tournois internationaux organisés en Chine populaire. Soulignons que ses élèves Jean-Michel Goudard et Patrick Caillaux furent ainsi les premiers compétiteurs français à affronter sur leur terrain les spécialistes chinois du Taiji quan, parmi lesquels il faut citer Chen Xiaowang ainsi que le champion national Ding Jie !

(11) Selon les uns et les autres, cet enchaînement à deux aurait été créé par Yang Chengfu ou encore inventé par Chen Yanlin. Il a été repris par d'autres experts tels le fameux Yang Jwing Ming.

 

 

 

 

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les pratiques // écrit en décembre 2007 par José Carmona

 



Yang Chengfu dans la petite cinquantaine et Fu Zhongwen




L'enchaînement du Centre d'études (illustrations extraites de La transmission du Taiji quan)




Fu Zhongwen chez lui, à Shanghaï en 1991

 

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Le style Yang : les différentes écoles
décembre 2007 - J. Carmona

Le sabre du taiji : une histoire secrète
juin 2006 - J. Carmona


 
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